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 Auspitaquià - By Lindorie

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Lindorië
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MessageSujet: Auspitaquià - By Lindorie   Lun 23 Aoû - 14:17

Bon voilà, l'année dernière je me suis lancé dans un projet fou : écrire un roman. J'avais déjà commencé quelques écrits mais je ne finnissais jamais, mais celui ci est déjà bien lancé et je suis en train de le continuer, ceux chapitres sont fait, avec du mal et beaucoup de changements et le troisième est en construction, j'ai enfin l'histoire bien en tête et je voulais partager avec vous mon petit monde que j'ai nommé Auspitaquià... J'espère que le peu qui voudront bien s'arrêter lire quelques lignes aimeront !

Pour résumé, il est question d'un jeune homme contraint de quitter en hâte sa famille pour des raisons qu'il ignore... Il va devoir survivre dans la forêt, et va rencontrer des tas de peuples différents, certains qu'on croyait perdus, d'autres qu'on croyait monstrueux, et il va en même temps apprendre petit à petit ce qui lui avait été caché, sa destinée et tout cela va boulverser sa vie.

C'est parti...


Auspitàquia


Chapitre 1 - Première Partie

La femme courait encore et encore, ses pieds touchaient à peine le sol et ses cheveux sombres l’empêchaient de voir devant elle correctement. Contre elle, le bébé criait et pleurait si fort que la femme eu peur que cela résonne jusqu'à leurs oreilles. Au loin, le galop de leurs chevaux se faisait de plus en plus proche et le martellement des sabots contre le sol désertique faisait trembler la terre. Bientôt, ils seraient là et tous ces efforts auront été vains.
Des larmes coulèrent sur les joues de la jeune femme, brouillant un peu plus sa vue déjà très restreinte.
Elle n’en pouvait plus et dans peu de temps, ce serai terminé.
Mais elle s’obligea à relever la tête et chercha désespérément un abri… Par chance, elle distingua au travers du brouillard vaporeux un buisson épais droit devant. Elle clopina le plus vite possible jusque là et, décrochant le bébé de contre poitrine, elle le déposa délicatement mais sûrement dans les feuilles sombres et lui baisa le front, mouillant son petit visage crispé et inquiet de ses larmes. Elle le couvrit avec la couverture et le laissa seul, pleurnichant au milieu du buisson, pour repartir vers un horizon inconnu. La femme se mit alors à courir avec ses dernières forces le plus loin possible, vers le soleil couchant. Au bout de quelques secondes qui lui parurent des heures, elle s’effondra, épuisé et désespéré, sur le sable dur. Elle se mit sur le dos, regarda le ciel en pleurant, joignit ses mains et dit, d’une voix qui ne fut qu’un murmure dans le vent d’Ouest :

« - Protégez-le mon Dieu… »

Ce furent ses dernières paroles. Ensuite, elle ferma les yeux, un sourire aux lèvres. Elle s’endormit, paisible et confiante… pour toujours.



« Fzzzzzt »

Une flèche venait de se planter à quelques centimètres d’un cercle rouge tracé sur un arbre.

« - Pas mal ! Pas mal du tout, fils !
- Merci, Père, mais tout cela, c’est avant tout grâce à mon cher professeur qui jamais ne laissa tomber son élève récalcitrant.
- Tu n’as pas tout à fait tort Champion ! »

Le vieil homme donna une bourrade amicale à son fils qui rit joyeusement et se jeta sur son père avec force et cris. Ils roulèrent dans la boue et après maints coups, Rataël attrapa son fils par le col et le souleva de terre en riant, les cheveux dégoulinants de terre liquide. Il attendit que le malheureux garçon demande finalement grâce pour le laisser tomber lourdement sur le sol. Il se frotta le dos et s’ébroua comme un chien, faisant giclé de l’eau partout sur ses vêtements de cuir.
Son père lui tendit la main, qu’il prit avec plaisir et il se releva et se contempla, grimaçant.

« - Elle va me tuer ! déplora-t-il sombrement.
- Je l’espère bien, tu le mérite, tu as vu ton état, c’est pire que si tu avais pris un bain de boue, répliqua son père en fronçant les sourcils. »
Le jeune garçon remarqua effectivement qu’il était noir de poussière. Une boue épaisse collait à ses bottes de cuir et son pantalon ainsi que son chemisier en étaient aussi privilégiés. Sur son visage et ses bras nus, le sueur s’était mélangé avec la poussière et le résultat formait une couche brune nauséeuse. Sa chevelure dorée était maintenant couleur terre et des gouttes poisseuses perlaient aux extrémités de ses mèches rebelles et trop longues qu’il refusait de couper.
Alors qu’il allait regagner la chaumière, le garçon regarda son père qui éclata soudain de rire.
« - Qu’y a-t-il de si drôle ? lui demanda-t-il innocemment en faisant la grimace et en se palpant.
- Tu aurais vu ta tête quand tu m’as regardé ; on aurait cru que tu allais aller à l’abattoir ! Cette fois, il ne fit que sourire pour ne pas offenser son fils.
- C’est le cas, répliqua ce dernier, je déteste la manière dont Alice me lave ! Elle me frotte avec cette horreur de brosse dure comme la pierre et me rince avec une bassine d’eau sur la tête… Et si j’ai le malheur de bouger un cil, elle me fait la morale et redouble de férocité…
- Je sais, mais c’est nécessaire avec toi, mon fils, répondit son père avec plus de sérieux, tu ne fais jamais rien pour rester propre ! C’est désolant ! On peut être un bon soldat et faire attention à son hygiène. Si tu rencontres un jour des Fils de la Nature, ils seraient près à te tuer, juste parce que tu es sale !
- Vraiment ? Mais, si un jour je fais la guerre, je ne vais pas demander la permission à un ennemi pour aller me laver quand même ?
- Non, mais tu pourras toujours le faire de temps en temps. »
Le garçon choisis de ne pas répondre, son père avait raison, comme toujours, et il le savait. Il savait aussi qu’avec son père, il n’aurait jamais le dernier mot !
Alors qu’il réfléchissait, perdu dans es pensées, une voix aigue et fâchée vint de la chaumière et frappa le jeune garçon de plein fouet, comme une pierre.

« - Koniannnnnn ! »

Toujours aussi douce à ce que je vois ! pensa-t-il en lui-même.



Le soldat entra dans la grande pièce circulaire. Les murs noirs drapés de tapisserie dorés et de portraits royaux donnaient à la Salle, déjà sombre car démunis de fenêtres, un air maléfique et de danger imminent. Au milieu, sur un gigantesque trône de marbre gris pailleté, siégeait un personnage de haute stature à l’allure sobre et au visage dur. Il avait les sourcils froncés et le menton levé, l’air fier et l’expression de noblesse mêlée d’orgueil.
Il ne bougea même pas quand son serviteur s’agenouilla à ses pieds et lui fit son rapport.
« - Grand Seigneur des Hautes Terres, ils ont retrouvés l’enfant. Il vit dans l’Ouest avec son père et sa sœur adoptive. Que faisons-nous ? »
En entendant ces mots, le Roi baissa la tête et fixa le messager qui grimaça sous l’emprise de son regard de Diable, Il se reprit en entendant un son guttural grave, son Maître riant. Son rire avait la conformation d’un souffle pâteux et une consonance diabolique sans pareil. Il se redressa sur son siège et reprit son air faussement arrogant tout en parlant méchamment à son serviteur effrayer. Sa voix d’insecte résonnait dans la pièce de glace et se répercutait sur les murs pour ensuite se perdre dans le long couloir en face du Trône…
« - Tuez-le… ainsi que sa famille »
Ce furent ses seuls mots. Ensuite, le malheureux soldat s’en fus avec avoir fait toutes les courbettes réglementaires, et plus…
Un fois son serviteur parti, le Roi se leva et s’approcha, le sourire aux lèvres du tableau de la Reine. Il sortit de sous son manteau noir une longue main blanche et caressa doucement le visage de la femme du portrait.
« - Tu pensais le protéger longtemps comme ça ? C’est raté ! Je l’ai retrouvé et maintenant, plus rien ne pourra m’empêcher de régner en maître sur ce Royaume de Feu. C’est finit ! Hahaha… »
Il leva les bras au ciel et rit durant des secondes entières, sous le regard affolé de la personne cachée derrière la porte de bois…



« - Fais doucement ! J’ai la peau sensible !
- Ohhh, pauvre petit biquet à son papa…
- Ne te moque pas de moi ! Quand on est un soldat, il faut savoir se salir sans principes !
Il releva le menton mais grimaça bien vite sous l’effet de la brosse dure qu’Alice appliqua sur sa joue.
- J’oubliais que monsieur est le plus grand archer au monde, rit-elle Il ne faudrait pas l’offenser !
Elle finit de frotter Konian avec vigueur et lui versa une bassine d’eau glacée sur la tête.
- Mais ça ne va pas non ! Tu as juré ma mort ou quoi ?
- Peut-être bien, Champion, lui dit-elle en lui tirant les oreilles. Aller, file t’habillé, nous allons au village.
- Maintenant ? Mais je dois m’entraîner à l’ép…
- Une autre fois, j’ai besoin de toi pour porter une cruche d’eau. L’Hiver arrive et on en pourra plus autant descendre se ravitailler, il faut faire des réserves pour survivre, petit frère ! Bon. Dépêche-toi un peu ! Je t’attends dehors…

Alice laissa le jeune garçon s’habiller et partit se préparer elle-même
.


Dernière édition par Lindorië le Lun 23 Aoû - 14:47, édité 1 fois
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Lindorië
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MessageSujet: Re: Auspitaquià - By Lindorie   Lun 23 Aoû - 14:20

Chapitre 2

L’oiseau se posa sur la branche de hêtre et entama son chant d’automne. Le vent soufflait à grosses rafales et les nuages cotonneux empêchaient le soleil de réchauffer la terre…
Konian suivait sa sœur à la trace, ne la lâchant que rarement pour ramasser des plumes de chouettes pour ses flèches. Le village était encore à une bonne lieue et le garçon s’impatientait déjà. Il n’avait jamais aimé marcher, surtout au rythme soutenu de sa sœur ; Alice. A travers les grands arbres aux feuilles brunis, des rayons de lumière traçaient sur le sol des dessins aux formes étranges ; des courbes et des tâches entre les feuilles sèches…
Konian n’en pouvait plus, il s’arrêta, juste en dessous d’un arbre où un oiseau chantait. Son amulette de pierre se mit alors à vibrer et commença à lui brûler la peau. Il la prit dans sa main pour se protéger mais c’est elle qui subit la douleur du feu. Il voulu alors la retirer mais la chaîne était comme soudé à son cou et il y avait une sorte de champ de force qui empêchait le jeune homme d’enlever le bijou. L’oiseau ne chantait plus. Il observait. Quand il vit qu’il lui était impossible de se sortir de cette situation malencontreuse, Konian commença vraiment à paniquer ! La douleur devenait insoutenable. Il hurla quand le bois incandescent pénétra sa peau déjà à vif. Il tomba à genoux, incapable de tenir une seconde plus debout, ses jambes semblaient elles aussi ressentaient la douleur. L’air était frais mais le jeune homme avait du mal à respirer. Il tendit alors désespérément la main vers sa sœur devenue minuscule au loin… Il l’appela si fort qu’il lui sembla perdre la voix, alors que seul un murmure d’agonie était sorti de sa bouche maintenant sèche. Il ne tenait, il allait sombrer. Ses paupières étaient de plus en plus lourdes, il avait mal dans tout son corps et ses sens ne marchaient presque plus ! Konian n’avait jamais eu peur de la mort, mais là, c’était différent ! Ce n’était pas digne de mourir seul, perdu en pleine forêt, qui plus est, à moitié tué par une amulette en bois ! Avant cet événement, le jeune garçon n’aurait pas cru cela possible mais là… il devait se résigner, il pouvait inventer les barrages magiques qui l’empêchaient de retirer le bijou, mais pas la douleur !
Puis, l’oiseau s’envola. Et les souffrances ; quelles qu’elles soient, disparurent, subitement. Comme si, on avait arrêté de verser la lave liquide en lui ! Konian haleta quelques minutes, la sueur sur son front avait presque disparue : de plus en plus bizarre et incompréhensible…
La tête lui tournait, mais il pouvait se tenir debout et même marcher et courir, chose qu’il n’aurait jamais pu faire à peine quelques secondes plus tôt.
Il regarda sa paume, l’amulette avait laissée une marque dans la chair tendre de sa main, une sorte de tatouage incrusté… Mais cela lui faisait mal. Il la fixa intensément et quand il vit apparaître l’image d’un homme, il releva la tête et cria :

- Alice !

Il se mit à courir de toutes ses forces, tenant le poignet de sa main blessée contre lui…
Dans le ciel, très haut, un oiseau tournait en riant de bon cœur. Il avait réussi. L’enfant appartenait à son maître… pour toujours !



Konian arriva enfin à hauteur de sa sœur. Celle-ci avait les poings sur les hanches et semblait en colère. Le garçon tout essoufflé se défendit avant même qu’elle n’ouvre la bouche.

- Quoi ? Ce n’est pas ma faute cette fois ! C’est l’amulette, tu ne me croira mais elle m’a attaquée, je te jure ! Regarde !
Il montra sa paume meurtrit comme on montre une preuve concrète à un agent de police. Alice ouvrit de grands yeux et se rembrunit immédiatement. Elle ne dit rien et se contenta de prendre son frère par le coude et de faire demi-tour, le visage anxieux soudain… Elle traina Konian sur quelques mètres et la garçon protesta :

- Que se passe t-il donc, Alice ? Pourquoi on repart maintenant ? Réponds !
Il voulu retirer la main de sa sœur solidement accrocher à son bras mais elle se retourna brusquement vers le jeune garçon, complètement perdu. Son regard sombre et ses yeux tristes le firent taire. Il n’avait jamais vu sa sœur si… passive et lâchée. D’habitude, elle était sûre d’elle et stricte sans laisser paraître aucun de ses sentiments. Et là, elle était très inquiète mais de quoi ? C’était une question fréquente, trop fréquente au goût de Konian, depuis ce matin !

Le voyage forcé sembla durer à peine une heure cette fois. Konian rassemblait ses souvenirs pour essayer de savoir ce qui était arrivé à son amulette. Mais rien ne lui venait, c’était arrivé subitement, comme magiquement, mais on lui avait toujours dit que la magie n’existait pas ! Pourtant, cette expression de peur soudaine sur les traits de sa sœur, le champ de force autour du bijou et la marque dans sa main ne trompaient pas. Alice savait ce qui était arrivé, le garçon en était sûr, mais ne le dirait pas, sûrement pas à lui ! Alors qu’il était le premier concerné !
Enfin arrivé devant la hutte, la jeune femme ordonna à Konian de rester dehors. Elle entra et une conversation s’engagea entre elle et son père. Ils fermèrent les fenêtres et les rideaux mais le jeune archer curieux pu déceler tout de même quelques phrases.

- Mais ce n’est qu’un enfant, bon sang !
- Il est assez grand pour savoir ! Il a essayé de l’avoir aujourd’hui ! Il est en danger maintenant, père !
Le vieil homme poussa un soupir.
- Il n’y a donc plus qu’une chose à faire. Il faut fuir. S’il l’a retrouvé si facilement, il pourra recommencer ! C’est devenu trop risqué de rester ici.
- Je suis d’accord ! On part maintenant, je l’emmène en sûreté ! Je vais le cherche… et le prévenir et…
- Attends ! Tu as dit qu’il l’avait attaqué… comment ? demanda Rataël, inquiet.
- Grâce à l’amulette, on aurait dû la lui retirer avant ! Il a aussi la marque, répondit Alice
- Ca va si loin que ça ? C’est plus grave que prévu. Allez, vite, file ! Je vous rejoins !

Le jeune femme hocha la tête et sortit en trombe. Konian qui était collé à la porte pour mieux entendre, courut avant d’être repéré. Alice s’approcha de lui et à la plus grande surprise du garçon, elle le serra contre elle à lui briser les os.

- Quoiqu’il arrive, n’oublie jamais ceci : Je t’aime comme personne d’autre au monde, mon cher petit frère ! Avoua t-elle, désespérée
Une larme coula sur sa joue pour finir dans les cheveux sombre de Konian qui n’était même plus étonné de la réaction de son ainée. Tout était inhabituel de toute façon aujourd’hui !
Alice se releva finalement et s’essuya les yeux. Konian la fixa longuement sans savoir quoi dire, il suivit ses courbes fines, fit le tour de ses lèvres roses, de ses yeux pétillants, de son fin nez aquilin… Il savait que c’était peut être la dernière fois qu’il voyait sa sœur, il ne voulait pas l’oublier. Car même s’il ne le souhaitait pas, le temps fait des dégâts, et il le sait ! Alice leva la tête au ciel, comme pour prier. Un oiseau planait au dessus de la clairière. Elle frémit et fronça les yeux comme pour mieux voir. Soudain, elle lâcha un mot incompréhensible et s’adressa à son frère, toujours en panique et le visage grave.

- Va vite préparer ton sac et attend moi dans la chambre. Surtout, n’en sort pas tant que père ou moi ne sera pas arrivé ! Tu m’as bien comprise ? Sous aucun prétexte !
Il hocha la tête, incapable de parler et fonça vers sa chambre, dans la hutte. Il attrapa sa besace et y fourra des vêtements chauds ainsi que des couvertures, un livre de nature, une lampe à huile et son carnet de notes.



Il serra contre son cœur le cadeau de sa mère ; son amulette, car même si elle l’avait attaquée, c’était le seul présent de sa défunte génitrice qu’il n’avait pas connu. Il aurait aimé voir son visage, s’en rappeler au moins, entendre son rire sans sa tête, reconnaître sa voix… Mais jamais plus rien n’arrivera. Konian sortit brusquement de ses songes, l’oiseau était à la fenêtre, il ne semblait pas hostile mais c’était rare qu’un oiseau rentre dans une maison qui plus est en présence d’humains. De plus, de près, on voyait bien qu’il était bien plus gros que la normal, même plus gros qu’un Santya ; le plus oiseau d’Auspitaquià ! Il y avait quelques choses d’autre là-dessous…
Quand le jeune homme fut près et voulut partir, son amulette se consuma presque entre ses doigts. Il hurla, c’était pire que la dernière fois et le fait que sa peau soit déjà à vif était insupportable ! Il s’effondra sur la sol, ne pouvant même pas ouvrir le bouche tellement la douleur était forte ! Son père, ayant été étonné de la lenteur inhabituelle de son fils, était venu voir ce qui se passait. Il ne fut pas surprit plus que ça en voyant son fils se tortillant au sol et un oiseau à la fenêtre aussi gros qu’un loup. Rataël fit fuir l’oiseau et se précipita vers Konian, trempé de sueur au sol, haletant tellement qu’il avait du mal à reprendre son souffle. Son père le souleva tel une plume et alla le déposer au plus vite près d’Alice qui préparait aussi ses affaires dans sa propre chambre. Il le mit sur le lit. Elle se pencha vite sur son frère et lui caressa le front en murmurant des paroles douces et rassurantes. Néanmoins, ses traits étaient angoissés. Pendant qu’elle rassurait son fils, Rataël fonçait dans la chambre recherché le lac de son fils et son arc ainsi que son carquois dans une pièce privée. Jusqu’ici, il avait toujours gardé les armes de toutes sortes dans cet endroit, afin que son fils de les utilisent pas. Il était téméraire et une mauvaise prise pouvait être grave ! Mais, il allait changer sa vision. Dorénavant, Konian allait devoir se défendre seul et pour cela, il lui fallait apprendre à entretenir et à garder à porter ses armes, notamment son arc ; arme avec laquelle il était le plus adroit.
Il emmena tout dans la salle principale qui faisait salon, cuisine, et sorte de hall à la fois. Il mit une semaine de nourriture dans le sac du jeune homme, ainsi qu’une lettre aves la note « NE PAS OUVRIR AVANT DEMAIN »
Après cela, il vérifia que son fils n’avait rien oublié et retourna auprès de ses enfants, pour un dernier adieu à son fils

Le jeune garçon était serré pour la deuxième fois en quelques minutes contre la poitrine chaude de sa sœur, en pleure cette fois. Quand il vit son père, il embrasse Alice qui lui rendit son amour en le serrant plus fort encore. Puis, à regret, elle le relâcha. Il sauta dans les bras de son père et sanglota un moment, sans honte car il savait très bien que ce n’était pas des au revoirs temporaires mais bien des adieux… définitifs ! Konian se décrocha avec peine de l’enveloppe protectrice de Rataël, récupéra vite ses affaires que son père lui tendait et se tourna une dernière fois vers les personnes qu’il aimait le plus au monde.
Il s’arrêta sur le pas de la porte et soupira, jamais il n’oublierait tous ce qu’ils avaient fait pour lui. Ses leçons de guerre, la philosophie et surtout le respect des entités de la nature… Les forêts, les lacs, les peuples des bois ; comme les Elfes, ce mythe que la jeune garçon avait toujours adoré, ou les peuples nomades vivants dans des huttes ou dans des maisons dans les arbres… Il garderait toujours en tête ces choses si précieuses à la survie dans les bois, seul. Car Konian n’était pas dupe, il savait parfaitement qu’il n’y avait pas beaucoup de chance pour qu’il revoit un jour son père et sa sœur qu’il adorait tant !
Les choses ne se passaient pas comme dans les rêves du jeune archer, mais comme dans ses cauchemars, si fréquents ces derniers temps… C’était pareil à chaque fois ! Un homme vêtu de noir, dans une longue salle circulaire aux murs sombres et presque entièrement vides, la même amulette que Konian autour de son coups, vibrante, une flamme dans la main, que systématiquement, il jetait sur lui.
Le garçon avait peur, peur comme jamais auparavant. Peur que cet homme mystérieux la rattrape, peur de mourir sans honneur… Il était seul, complètement seul ! Sans protections et avec seuls compagnons, les animaux de la forêt et les végétaux alentours.



Le soleil déclinait maintenant à l’horizon et pour avoir si souvent prit le chemin vers sa cabane secrète (enfin pas si secrète que cela étant donné que sa sœur avait l’air au courant !), il savait parfaitement qu’il n’y serait pas avant tard dans la matinée s’il ne s’arrêtait pas. Le danger rodait et Konian sursautait à chaque bruissement d’ailes, a chaque bruit étranges même s’il voulait être courageux. Il ne pouvait pas s’empêcher de penser à l’oiseau qui l’avait attaqué, il était énorme et ne semblait pas être méchant mais pourtant, il semblait que c’était lui la cause de la combustion de son amulette. Et Konian savait aussi que c’était lui-même le fautif, c’était lui qu’on avait attaqué, lui qu’on voulait prendre ou séparé de sa famille ! Mais qui lui en voulait autant ? C’était sûrement une erreur, il ne connaissait presque personne en dehors de sa famille et de quelques amis du village qu’il ne voyait qu’une ou deux fois pas mois… C’était étrange, c’était une énigme urgente à résoudre !
Autour du garçon, les feuilles tremblaient, poussées par la douce brise de la soirée. Ce n’était que de simples plantes mais elles donnaient au voyage de Konian un aspect de sécurité chaleureuse et accueillante. Les grands hêtres et autres caduques formaient une muraille infranchissable pour une armée et le jeune fugitif en était certain pour avoir bien écouté durant les leçons d’histoire d’Alice. Il adorait ça !
Autrefois, les troupes du Roi Nofarti el Sombre avaient tentés de couper par ces bois, jadis appelés Bois de la Peur, pour rejoindre la rivière Laraï, au Sud de l’île. Mais ils n’avaient jamais atteins l’autre côté de la forêt, coincés par les arbres gigantesques. On racontait aussi qu’une forme magiques les avaient repoussé mais cette hypothèse n’avait pu être prouvé ! De toute façon, le garçon ne croyait pas à la magie ou aux choses similaires !

Konian marchait maintenant depuis des heures dans le noir total. Il voyait un peu, ses yeux s’étaient habitués à l’obscurité. Il vivait dans la forêt depuis toujours, il connaissait ses dangers, ses avantages, ses chemins les plus secrets, il avançait à l’aveugle sans pour autant paniquer comme l’aurait fait un villageois de campagne. La forêt était sa maison.
Chaque ombre, chaque court d’eau, chaque rocher lui étaient connus. Il aimait tant ce bois, en ce moment, c’était à la foi un abri sûr et une famille permanente !
Toute la nuit, Konian marcha, sentant les feuilles mortes craqués sous ses bottes, et le vent doux de la nuit dans ses cheveux lâchés. Il adorait toutes ces sensations voulu les oublier pour rien au monde.
L’aube tardait, on sentait que l’hiver approchait ; les journées devenaient fraîches et de plus en plus courtes…
Il était comme prévu déjà tard quand Konian arriva à la cabane, els paupières lourdes et les jambes toutes engourdies. Il du pourtant user de ses dernières forces pour grimper à l’échelle de fortune qui pendait à l’arbre. Après des efforts qui avaient faillis tuer le garçon, il arrive enfin en haut. Il se laissa tomber sur le tapis de branches de sapins et de feuilles sèches et s’endormit aussitôt, tellement épuisés qu’il n’avait rien avalé !



Le vent soufflait fort, le soleil se couchait, laissant derrière lui une trainée de lumière rosée… Une forteresse se dressait devant Konian, devenu un homme. Ses tours noirs aux pointes de feu tranchantes surplombaient la plaine aride nue de vie. Le garçon court, derrière lui, l’oiseau. Il tient entre ses serres une bourse de cuire que Konian ne connait pas. Au coup du soldat, l’amulette brûle comme jamais, et vibre, comme si était heureuse, mais de quoi ? Dans un élan de frayeur, Konian essaye de retirer le pendentif rougis par le feu invisible mais il résiste et sous l’effet déjà insupportable de la douleur, le jeune homme s’effondre. L’oiseau se jette alors sur lui et le labour de ses immenses serres noirs. Une voix d’outre tombe parvient alors aux oreilles du pauvre homme à terre, déjà ravagé par les souffrances. Cette voix le fait souffrir encore plus mais il se concentre sur elle, oubliant les griffes qui le tuent à petits feu… La voix est forte et résonnante… Konian frissonne en entendant la voix près de lui.

- Assez ! Assez…

A l’instant même où l’oiseau entend la voix, il se retire en croassant, apparemment mécontent de geste de l’homme. Son maître ? Konian l’ignore. Et il ne veut pas regardé à qui appartient la voix, elle lui est quelques peu familiers et il a peur de reconnaitre la personne. Il attend donc, sous la douleur insoutenable de la chaleur environnant et de la terre chaude dans ses plaies. Finalement, sa curiosité et sa souffrance l’emportent et le jeune homme lève lentement la tête vers l’homme qui s’est approché de lui. Il distingue mal ses traits à cause du sang qui coule dans ses yeux. Pourtant, au bout d’un moment qui lui paraît interminable, il réussi finalement à voir le visage de l’inconnu. Il sursaute, ce qui rouvre ses blessures à peine cicatrisées et le fait grimacé. C’est lui ! Un rictus aux lèvres, des cheveux plus clairs qu’à l’ordinaire et la voix plus cinglante mais c’est bien lui… Il est son ennemi.


Il reste peut être des fautes, je m'en excuse, je ne les vois pas toutes... mais si vous oui, n'hésitez pas à me prévenir ! Smile
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Lùne
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MessageSujet: Re: Auspitaquià - By Lindorie   Sam 4 Déc - 18:55

Raaaah ♥ J'adoore!! Lindorië c'est magnifique =O L'histoire, les évènements, les personnages, tout tout !! Je suis tombée amoureuse !
La suiite, la suiite Very Happy

_________________
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Rose ♥ Plum' ♥Antrox♥Eyv' ♥ Antrox♥Rose ♥Merciii =D
Antrox:
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MessageSujet: Re: Auspitaquià - By Lindorie   Sam 4 Déc - 19:08

Han, merci beaucoup Lùne ! Ca me fait très plaisir, beaucoup plus que quand on commente ma façon de grapher, cette histoire me tient très à coeur, c'est la première que je continue, et je suis en train d'écrire le chapitre trois, donc, un peu de patience, ça arrivera bientôt =D
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lazufa
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MessageSujet: Re: Auspitaquià - By Lindorie   Sam 11 Déc - 18:16

Coucou Lindorië,
Bravo, je ne peux que t'encourager à continuer. L'intrigue est bien menée, l'incipit bien maitrisé, le style est agréable, et tu donnes bien l'envie de lire la suite. Alors me permettras-tu je l'espère quelques remarques bienveillantes :

- "L’enfant appartenait à son maître… pour toujours ! " J'imagine que cette phase est importante mais je n'en saisi pas tout le sens
- "Tu m'as dit qu'il l'avait attaqué" : IL en majuscule. On ne sait pas qui est IL, mais il IL est personnalisé, tout comme la MARQUE. Attention dans ce paragraphe il y a beaucoup de il , qui "etouffent" un peu le suspens sur le "IL", à mon avis

- "Il se laissa tomber sur le tapis de branches de sapins et de feuilles sèches et s’endormit aussitôt, tellement épuisés qu’il n’avait rien avalé ! "
la transition avec le paragraphe suivant me surprend je ne vois pas l'option narrative choisie , j'en déduis que Konian à dormi toute la journée.
-> il s'endormit aussitôt, épuisé car il n'avait rien avalé.

- "Puis, l’oiseau s’envola. Et les souffrances ; quelles qu’elles soient, disparurent, subitement"
pour être plus percutant -> "puis l'oiseau s'envola, en même temps que ses souffrances comme par enchantement" on reste dans le registre de la magie à laquelle il ne croit pas.
- "preuve concrète à un agent de police" c'est à mon avis hors champs lexical du roman, je pense que celà fait trop contemporain, un synonyme à trouver ou à inventer en expliquant, peut être.

Il ne s'agit que de mon avis et je suis bien incapable d'en faire autant. Encore et encore bravo bravo
Lazu.
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Lindorië
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MessageSujet: Re: Auspitaquià - By Lindorie   Dim 12 Déc - 11:14

Bien sûr que tu peux faire des remarques, je n'attend que ça pour m'améliorer !

Déjà pour commenter les passages que tu m'a rectifier, je suis d'accord, la phrase avec le corbeau est mieux ainsi, c'est vrai que cela fait plus féérique ! Very Happy Merci, si tu me permet de l'utiliser, je la mettrait à la place de l'autre !
C'est vrai que l'agent de police n'a rien à faire la dedans, mais je ne trouvait rien à mettre à la place, je le changerait, parce que ça fait vraiment hors sujet, tu as raison !

Maintenant pour tes questions... Eh bien pour la phrase "L’enfant appartenait à son maître… pour toujours !", je peut t'expliquer, même si cela fait partie des secrets de l'histoire, si ça aide à comprendre ! En fait, maintenant que Konian à la marque sur lui, donné donc par l'oiseau, le Roi, ou le Grand Seigneur si tu préfére, le contrôle, il lui appartient, Konian se pliera à sa volonté partout et dès qu'il le voudra, malgré lui, évidemment... J'espère avoir répondu à ta question ^-^

Maintenant l'autre pour le IL. Le Il est le Roi donc... Konian ne le sait pas... Si tu veux en exemple, le Il représente le Roi et les gens qui le connaissent le nomme ainsi pour ne pas le nommer directement... De toute façon, personne ne connait son véritable nom et les gens refusent de lui donner son véritable titre de Roi parce qu'ils ne veulent pas de lui comme tel... Mais c'est vrai qu'il y a trop de "il" qui se mélangent avec le "IL"... J'essayerai de rectifier aussi ces fautes.

Pour le passage où Konian dort, effectivement, il dors le jour et le passage qui suit est son rêve... Il a réussi à atteindre sa cabane à l'aube et il dort directement quand il arrive !

Voilà, j'espère avoir répondut à tes questions et je suivrais tes conseils pour les rectifications =D Merci encore de t'être penchée sur mon cas !
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lazufa
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MessageSujet: Re: Auspitaquià - By Lindorie   Dim 12 Déc - 14:38

Coucou Lindorië,

Ce que je te propose ce sont des idées, que tu peux prendre ou pas Smile , c'est toi qui crée, et j'ai hate de lire la suite, je ne fais que te donner un avis.
- en gras ce que je te propose pour renforcer le sens de certaines phrase
"Il la prit dans sa main pour se protéger mais c’est elle qui subit la douleur du feu".
-> Il la prit dans la main ..., mais il ressentit alors la morçure du feu" on a l'idée de douleur

"Il regarda sa paume, l’amulette y avait laissé une marque dans la sa chair tendre de sa main, une sorte de tatouage incrusté… Mais cela qui lui faisait mal. Il la fixa intensément et quand il y vit apparaître l’image d’un homme, il releva la tête et écria :

- Alice ! "

pris de panique ...

-"Dans le ciel, très haut, un oiseau tournait en riant de bon cœur. Il avait réussi. L’enfant appartenait à son maître… pour toujours !

-> pour gagner en clarté je pense , qu'un mot de liaison comme désormais insisterait sur l'effet de conséquence, et ce n'est pas un oiseau mais bien de l'oiseau dont il s'agit.

"d’un arbre où un oiseau chantait. Son" -> Où l'oiseau chantait c'est le même.

Très haut dans le ciel, l'oiseau tournait se riant/moquant de lui. Il avait réussi ! Désormais l'enfant appartenait à son ma^tre .... et pour toujours"!

"Un oiseau planait au dessus" -> l'oiseau ? une fois qu'il a été présenté il n'est plus indéfini, à moins que tu ne souhaites maintenir l'ambiguité celà se defend.

" Il y avait quelques choses d’autre là-dessous…" plutôt : quelque chose d'étrange , inhabituel , surprenant d'anacronique peut être si tu veux renforcer l'effet de mystère, et de suspense.

"Les choses ne se passaient pas comme dans les rêves du jeune archer, mais comme dans ses cauchemars, si fréquents ces derniers temps… C’était pareil à chaque fois ! Un homme vêtu "
supprimer c'était pareil par repetitifs dans la phrase d'avant, plus leger au niveau du style , donner du relief à cauchemard avec pires
-> "Les choses ne se passaient pas comme dans les rêves du jeune archer, mais comme dans ses pires cauchemars, si fréquents et répétitifs ces derniers temps… ! Un homme vêtu "

Si celà te convient, je pourrais te faire d'autres suggestions.
Lazu.

EDIT : Voici un petit croquis sur la fuite de la mère de Konian
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MessageSujet: Re: Auspitaquià - By Lindorie   

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Auspitaquià - By Lindorie
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